Agir à long terme face à la maladie


Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
1. Autour du patient : personnes impliquées, environnement
2. Agir face à la maladie : conseils pratiques pour préserver son autonomie et maintenir une vie sociale
3. Exercices pratiques : aide à la mémoire, les sorties solitaires, aménagement de l’habitat
tournesol : Nous étions commerçants, mon mari veut toujours aller retirer de l'argent. Heureusement il n'y va pas tout seul, ne conduit plus, même avec des explications gentilles, il n'apprécie pas que je ne veuille pas toujours. C’est la 3ème année de sa maladie.
Réponse : " Comme l’illustre la saynète du module 3, il me semble important que vous accompagniez votre mari pour aller chercher de l'argent et fassiez autre chose en chemin. Votre mari aura sans doute oublié ce qu'il voulait faire. Cette « obstination » d’aller chercher de l'argent traduit sans doute une anxiété, une envie de marcher, de se déplacer, de voir du monde... Quand on a été commerçant, l'isolement doit être difficile ! " Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
blanche : Est-il important de dire au malade qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer ? Est ce que cela ne risque pas de le rendre plus angoissé encore ?
Réponse : " Cela dépend de la façon de le dire, cela dépend aussi du stade de la maladie. Certains malades préfèrent savoir pour organiser leur vie, d'autres sont dans le déni le plus complet. Quoi qu’il arrive, il est vrai que l'angoisse est présente et certains malades préfèrent agir, faire plutôt que d'attendre et se lamenter." Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
mimon : Mon mari a la maladie d'Alzheimer. Il a 86 ans. Combien de temps peut-il encore vivre?
Réponse : " Cela dépend de chaque cas. On sait que le laps de temps entre le diagnostic et le décès des malades se situe entre 7 et 10 ans (en sachant que le diagnostic est porté quelquefois très longtemps après le début de la maladie)." Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
belier68 : 1-Est ce que le malade d'Alzheimer garde le fait d'avoir froid ou chaud ? le sucré/ salé, le piquant ...etc 2-Est ce que le malade présent dans une réunion de famille est conscient de ce qu'on dit de lui même s'il ne réagit pas ?
Réponse : Réponse 1 : "Oui bien sur, mais ses goûts peuvent changer comme pour tout le monde !" Réponse 2 : " Il nous semble important de toujours faire participer le malade et le fait d'assister aux réunions de famille est une façon de conserver des liens affectifs. La « mémoire affective » est celle qui reste le plus longtemps et le patient est très sensible aux émotions. Il est important que vous puissiez suivre l'ensemble des modules ou vous trouverez des réponses : le regard du malade reflète bien souvent son plaisir ou son "mécontentement"." Claude-André Lepresle, Consultant en gérontologie
petitesoeur : Qu'en est-il des hallucinations et des crises démentielles: est-ce une suite logique de la maladie ou doit-on penser à une autre forme de dégénérescence? merci
Réponse : " Malheureusement c'est une manifestation de la maladie d'Alzheimer ou le malade se retrouve dans un autre espace et un autre temps que le notre. Il est dans son monde et il faut tenter de comprendre d'ou il nous parle pour lui apporter des réponses qui puissent l'apaiser. Ce sont des moments difficiles mais je vous conseille d'aller sur le site www.espace-ethique.org ou vous trouverez des informations sur « ALZHEIMER ETHIQUE & VULNERABILITES » Une réflexion coordonnée par le Groupe de recherche et de réflexion éthique et vieillesse, Espace éthique/AP-HP Dont l'article : « Passé, présent, avenir : le ressenti de l’un n’est pas celui de l’autre » Claude LEPRESLE, Vanessa MASSET, Marie-Amélie BONNIER-SEKFALI." Claude-André Lepresle, Consultant en gérontologie
Réponse : " Comme l’illustre la saynète du module 3, il me semble important que vous accompagniez votre mari pour aller chercher de l'argent et fassiez autre chose en chemin. Votre mari aura sans doute oublié ce qu'il voulait faire. Cette « obstination » d’aller chercher de l'argent traduit sans doute une anxiété, une envie de marcher, de se déplacer, de voir du monde... Quand on a été commerçant, l'isolement doit être difficile ! " Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
blanche : Est-il important de dire au malade qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer ? Est ce que cela ne risque pas de le rendre plus angoissé encore ?
Réponse : " Cela dépend de la façon de le dire, cela dépend aussi du stade de la maladie. Certains malades préfèrent savoir pour organiser leur vie, d'autres sont dans le déni le plus complet. Quoi qu’il arrive, il est vrai que l'angoisse est présente et certains malades préfèrent agir, faire plutôt que d'attendre et se lamenter." Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
mimon : Mon mari a la maladie d'Alzheimer. Il a 86 ans. Combien de temps peut-il encore vivre?
Réponse : " Cela dépend de chaque cas. On sait que le laps de temps entre le diagnostic et le décès des malades se situe entre 7 et 10 ans (en sachant que le diagnostic est porté quelquefois très longtemps après le début de la maladie)." Claude-André Lepresle, consultant en gérontologie
belier68 : 1-Est ce que le malade d'Alzheimer garde le fait d'avoir froid ou chaud ? le sucré/ salé, le piquant ...etc 2-Est ce que le malade présent dans une réunion de famille est conscient de ce qu'on dit de lui même s'il ne réagit pas ?
Réponse : Réponse 1 : "Oui bien sur, mais ses goûts peuvent changer comme pour tout le monde !" Réponse 2 : " Il nous semble important de toujours faire participer le malade et le fait d'assister aux réunions de famille est une façon de conserver des liens affectifs. La « mémoire affective » est celle qui reste le plus longtemps et le patient est très sensible aux émotions. Il est important que vous puissiez suivre l'ensemble des modules ou vous trouverez des réponses : le regard du malade reflète bien souvent son plaisir ou son "mécontentement"." Claude-André Lepresle, Consultant en gérontologie
petitesoeur : Qu'en est-il des hallucinations et des crises démentielles: est-ce une suite logique de la maladie ou doit-on penser à une autre forme de dégénérescence? merci
Réponse : " Malheureusement c'est une manifestation de la maladie d'Alzheimer ou le malade se retrouve dans un autre espace et un autre temps que le notre. Il est dans son monde et il faut tenter de comprendre d'ou il nous parle pour lui apporter des réponses qui puissent l'apaiser. Ce sont des moments difficiles mais je vous conseille d'aller sur le site www.espace-ethique.org ou vous trouverez des informations sur « ALZHEIMER ETHIQUE & VULNERABILITES » Une réflexion coordonnée par le Groupe de recherche et de réflexion éthique et vieillesse, Espace éthique/AP-HP Dont l'article : « Passé, présent, avenir : le ressenti de l’un n’est pas celui de l’autre » Claude LEPRESLE, Vanessa MASSET, Marie-Amélie BONNIER-SEKFALI." Claude-André Lepresle, Consultant en gérontologie
L'utilisation de ce site est soumis à nos Termes d'utilisation et à notre Charte de la vie privée. © 2009-2010 Fondation d’Entreprise Novartis
Les réponses apportées à vos questions n’engagent en aucun cas la responsabilité de la Fondation Novartis
